28 août 2023

PME : Les cyberattaques les plus répandues et les moyens d’y faire face

PME : Les cyberattaques les plus répandues et les moyens d’y faire face

Selon une étude menée par l’IFOP en 2022 auprès 400 dirigeants et DSI d’entreprises de 10 à 250 salariés, 76% des interrogés ont émis le souhait « d’être accompagnés dans le cadre de leur assurance cyber sur des questions de cybersécurité ». Ces chiffres révèlent une prise de conscience de la cyber-malveillance à laquelle sont exposées les PME. Des attaques par déni de service aux logiciels malveillants, en passant par l’hameçonnage et les menaces internes, toutes doivent être prêtes à protéger leurs données et leurs systèmes.

Nous allons lister ici les cyberattaques auxquelles les PME sont les plus confrontées et comment s’en prémunir.

 

La liste des attaques informatiques les plus communes

Le terme « cyberattaque » réunit toutes les actions offensives qui visent des infrastructures informatiques, en totalité ou en partie, dans le but notamment de voler ou de détruire des systèmes ou des données informatiques. À ces fins, les hackers mettent en œuvre différents moyens selon les objectifs à atteindre, et vont jusqu’à recourir à des techniques d’ingénierie sociale pour mener à bien les attaques les plus sophistiquées.

  • Virus

Entré dans le langage courant, le virus est un programme malveillant élaboré pour perturber un système informatique en s’y infiltrant. Il prend différents aspects : ransomware, cheval de Troie, logiciel espion, vers, ou encore enregistreurs de frappe. Motivé par des objectifs très variés, il peut être ciblé ou aléatoire et s’introduire via l’ouverture d’un email, d’un sms ou d’une pièce jointe vérolés. Il peut également intégrer l’ordinateur, le serveur, ou le mobile, lorsque l’utilisateur navigue sur un site frauduleux, ou encore télécharge une application piratée.

  • Ransomware ou rançongiciel

Virus très médiatisé lorsqu’il touche des collectivités ou des institutions, le rançongiciel vise davantage les entreprises pour lesquelles il est vital de récupérer les données impactées. Les accès aux appareils ou à des fichiers sont bloqués par chiffrement et une rançon est demandée en échange de la restitution des accès (ce qui est loin d’être toujours le cas).

  • Phishing ou hameçonnage

Procédé extrêmement répandu, le phishing consiste en l’émission de courriels incitant les destinataires à cliquer sur des liens dans le but de récolter des informations sensibles ou de télécharger des logiciels malveillants.

  • Spear-phishing ou hameçonnage ciblé

L’hameçonnage ciblé vise à toucher des individus spécifiques dans l’organisation en personnalisant la communication. Les réseaux sociaux professionnels tels que LinkedIn sont une mine d’or pour ses auteurs.

  • Spoofing ou usurpation d’identité

Le spoofing consiste à usurper l’identité d’une source légitime pour obtenir la confiance. L’une de ces manipulations les plus répandues vise à se faire passer pour un fournisseur ou un salarié et communiquer par exemple un changement de RIB. Cependant, il n’est pas uniquement question de l’identité d’un individu ou de son adresse email. Il peut également s’agir de l’usurpation d’un nom de domaine ou d’une adresse IP.

  • Attaque par injection de code

Ce type d’attaque repose en l’insertion d’un code malveillant dans un système ou une application pour exécuter des commandes non autorisées.

  • Attaques par déni de service (DoS)

Les attaques par déni de service consistent en des tentatives de submerger les ressources d’un système pour l’empêcher de répondre aux demandes légitimes. L’objectif est de créer une panne ou, du moins une dégradation du service, qui impacterait les revenus et la productivité, voire dégraderait l’image de l’entreprise auprès de ses clients.

 

Comment les PME peuvent-elles lutter contre les cyberattaques ?

Pour prévenir les cyberattaques et leurs méfaits le cas échant, il convient de prendre tout un ensemble de mesures :

 

  • Acculturer l’ensemble des collaborateurs, y compris les salariés travaillant à distance ;
  • Utiliser des logiciels de sécurité (antivirus, pare-feu) ;
  • Mettre à jour de façon régulière TOUS les logiciels de l’infrastructure et ainsi corriger les failles de sécurité qui peuvent l’être ;
  • Surveiller les logiciels et systèmes d’exploitation dont la maintenance des anciennes versions n’est plus assurée par les éditeurs, ceci en raison d’une course à l’innovation ;
  • Renforcer la politique des mots de passe, avec l’utilisation de mots de passe forts et uniques, associée à une double, voire triple, authentification ;
  • Compartimenter l’accès aux données selon les rôles ;
  • Mettre en place un plan d’intervention pour minimiser les dommages et réagir rapidement en cas d’attaque avérée…

 

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